La chevelure serait un révélateur de notre identité

Alors qu’on croyait bien cacher nos secrets au fond de notre cerveau, ils sont pourtant visibles juste au-dessus de nos têtes. La chevelure serait en effet un révélateur incontesté de notre identité confirment des chercheurs américains dans le cadre du 253ème congrès de l’American Chemical Society. Les auteurs de l’étude affirment qu’une mèche de cheveux pourrait donner des indications précises sur le sexe, le poids et les habitudes alimentaires de son propriétaire. L’expression « vendre la mèche » semble enfin trouver son origine.

Reconnaître un drogué à partir de ses cheveux

Plus précise qu’une empreinte, une tignasse en dit long sur nous et notre mode de vie. Les personnes qui prennent de la drogue sont facilement identifiables grâce à l’analyse de leur cuir chevelu. Un simple test suffit pour démontrer si le sujet a pris des produits illicites ou pas au cours des trois derniers mois.

La vidéo YouTube ci-dessus a été postée par l’American Chemical Society elle-même. Les chercheurs y expliquent comment se déroule cette nouvelle technique d’analyse des cheveux.

La kératine révèle notre identité

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont intéressés aux composants de la kératine, la matière du cheveu. Cette dernière renferme des acides aminés également appelés isotopes, eux-mêmes constitués d’atomes. En observant le ratio de différents isotopes qui constituent le cheveu, les chercheurs sont parvenus à décrypter des éléments importants. Ces différences ont permis de connaître ce qu’une personne mange ainsi que son genre.

L’étude s’est portée sur l’observation d’échantillon provenant des cheveux de 20 femmes différentes. Les scientifiques ont ainsi relevé 15 ratios différents dont l’indice de masse corporelle des participantes avec environ 80 % de précision.

Avec un autre groupe, cette fois-ci composé d’hommes et de femmes, le taux de réussite est monté à 90 %. Le professeur Glen Jackson explique sur le site Inverse« La composition des acides aminés des cheveux humains est différente s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, et pas seulement par la quantité d’acides aminés, mais également leur ratio d’isotopes ».

Un outil judiciaire

Si cette découverte n’a pas vraiment de valeur médicale, elle se présente cependant comme une meilleure alternative à l’ADN, car les informations que nos cheveux livrent sont plus importantes que celles données par l’ADN. Ce qui porte à croire que cette méthode pourrait bien servir à une utilisation judiciaire et qui sait, plus tard, la police scientifique pourra l’exploiter pour résoudre des enquêtes.

Pour l’heure, la technique requiert un nombre important de cheveux, ce qui est pourtant rare sur les scènes de crime. Les recherches doivent donc se poursuivre pour être plus efficaces.

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