Comprendre les variantes dans la présentation du plan de financement

D’une entreprise à une autre, la présentation du plan de financement est susceptible de variations. L’entreprise construit le sien en fonction de ses besoins propres. Il est donc nécessaire d’examiner les variantes principales concernant la présentation et le contenu des différentes rubriques.

Investissements

Investissements

Les investissements entendus à leur sens large permettent déjà différentes présentations possibles. Si le dossier est destiné à une demande d’aide, il est fréquent que la ligne «investissement» soit éclatée en programme primable et hors programme. Les décideurs qui ont à étudier le dossier préfèrent en effet faire ressortir nettement le montant du programme d’investissement sur lequel l’aide demandée est assise.

Ainsi, la ligne « investissement » de plan de financement pourra être éclatée en programme primable et non primable, en investissements courants et programme de modernisation ainsi qu’en Terrain, immeubles, matériels roulants, machines pour une banque, les types de crédit et la nature des garanties variant selon le cas.

Toutefois, ces diverses présentations n’affectent rien de fondamental. Il convient seulement de s’y adapter correctement pour faciliter la négociation et surtout l’analyse du dossier. Le temps consacré à chaque dossier est obligatoirement mesuré (contrainte de calendrier, etc.).

Dans une société – mère aux filiales nombreuses, les investissements financiers sont plus détaillés. Les prises de participation seront distinguées des prêts à LMT à des sociétés filiales ou sœurs. Réciproquement, sont en ressources les cessions de participation, les remboursements de prêts effectués ou les emprunts à LMT auprès de sociétés – mères, sœurs ou filles.

Distribution de bénéfice et Emprunts

Distribution de bénéfice et Emprunts

La ligne « distribution » reprend le montant du bénéfice distribué aux actionnaires (dividendes) et aux administrateurs (jetons de présence). Les emprunts et leurs remboursements sont aussi susceptibles de diverses présentations. Une distinction peut être faite selon la nature : emprunts obligataires, emprunt classique (surtout pour les obligations convertibles), etc.

La distinction entre remboursements d’emprunts anciens et nouveaux permet aux établissements financiers de mesurer l’alourdissement des charges de remboursement dû aux nouveaux emprunts. Elle présente aussi l’avantage d’autoriser une mesure approximative, mais rapide, de la variation de cette charge, selon l’échéance de ces emprunts nouveaux.

Certains établissements demandent que soient isolés en ressources le montant d’emprunt qui leur est demandé et en emplois les remboursements qui leur reviennent.

La Capacité d’Autofinancement

La Capacité d’Autofinancement

Comme il a été signalé précédemment, la CAF ne doit pas être assimilée à des liquidités dégagées. De nombreux plans de financement sont présentés en prenant en ressource la CAF. En ce cas, les pertes n’interviennent pas en emplois mais en soustraction dans le calcul de la CAF en ressources. D’autres corrections peuvent être effectuées afin de mettre en évidence, en ressource, le bénéfice courant et non le bénéfice comptable.

En effet, si une cession est envisagée avec plus-value, plusieurs écritures sont possibles dans le plan de financement. Il est tout d’abord possible de placer en cession la valeur nette comptable du bien cédé. En ce cas, le bénéfice intègrera le résultat net d’impôt dégagé par l’exploitation et la plus-value de cession nette d’impôt. Dès lors, il faut se reporter à d’autres documents (les comptes de résultat prévisionnels) pour distinguer dans ce bénéfice ce qui est le fait de l’exploitation courante et ce qui est le fait de la cession.

Placer en cession le prix du bien cédé aura pour effet de surestimer l’effet de celle-ci puisque elle apparaîtra sans déduction de l’impôt sur la plus-value tandis que cet impôt viendra en totalité amoindrir le bénéfice. Il est donc évident que la clarté de l’information implique que soit placé en cession le produit net d’impôt de celle-ci.

À cet égard, le bénéfice sera bien celui qui résulte (net d’impôt) de l’exploitation courante.

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